Le rapport d'étape de la Mission "Covid"

       

publié le 15/10/2020

Coronavirus COVID-19 Mission d'évaluation Rapport d'étape

Voir également : Rapports

Voir également dans Hopitalex : Lutte contre les maladies transmissibles

En date du 25 juin 2020, le Président de la République a souhaité que soit installée une Mission indépendante d'évaluation de la réponse française à la crise sanitaire engendrée par l'épidémie de Covid-19, dans une triple dimension sanitaire, économique et sociale.

La Mission remettra son rapport final au mois de décembre 2020. À l'heure où des mesures de couvre-feu viennent d'être instaurées dans de nombreuses métropoles, un rapport d'étape est d'ores et déjà disponible et le constat n'est guère à l'avantage du Gouvernement.

Si la France se place en position intermédiaire par rapport à ses voisins européens en matière de mortalité, le plan économique est moins encourageant. En effet, la France présente une chute du PIB particulièrement forte, du même ordre que celle constatée au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie. Cependant, la gestion des conséquences économiques de la crise sanitaire apparaît satisfaisante, grâce aux nolbreuses mesures de soutien engagées.

C'est surtout sur le plan de la mobilisation sanitaire et la réponse des autorités que le rapport d'étape pointe des "défauts manifestes d'anticipation, de préparation et de gestion". La gestion des masques est ainsi critiquée et leur indisponibilité révèle des "insuffisances graves de gestion". La montée en charge de la capacité de tests n'est pas épargnée non plus, la mission relevant "un retard dans leur déploiement à grande échelle". C'est en fait, la révélation des faiblesses structurelles dans la gouvernance, que la Mission entend examiner dans la suite de ses travaux, en pointant notamment une organisation complexe et enchevêtrée entre les différents acteurs (ARS, préfets, administrations, instances...).

Le rapport d'étape est conclu par une sévère analyse de la communication menée : confiance ébranlée au début de la crise (polémiques sur les masques puis, dans une moindre mesure, sur les tests), changement de discours officiel, manque de pédagogie sur la pertinence des mesures mises en oeuvre ou encore communication insuffisamment tournée vers les jeunes.