Publié en juin 2026
Conseil national de l'Ordre des médecins Personnes en fin de vie Ordre des infirmiers Proposition de loi Aide à mourir
Voir également :Dans un communiqué de presse publié le 24 juin 2026, le Conseil national de l'Ordre des médecins et le Conseil national de l'Ordre des infirmiers expriment leur opposition à l'amendement adopté par l'Assemblée nationale dans le cadre de la proposition de loi sur le droit à l'aide à mourir. Cet amendement prévoit d'exclure les médecins des professionnels pouvant administrer la substance létale à une personne qui n'est pas en mesure de se l'administrer elle-même, laissant cette responsabilité aux seuls infirmiers. Les deux Ordres estiment que cette modification remet en cause la cohérence du texte et bouleverse l'organisation des prises en charge en fin de vie.
Les deux institutions rappellent également leur position déontologique commune. Selon elles, le rôle des médecins et des infirmiers est d'accompagner les personnes en fin de vie, de soulager leurs souffrances, de préserver leur dignité et de soutenir leurs proches, mais non de provoquer délibérément la mort. Elles considèrent donc que cet amendement soulève des questions importantes sur le plan éthique et professionnel.
Enfin, les Conseils nationaux demandent le rétablissement du rôle complémentaire du médecin et de l'infirmier dans le parcours de soins. Ils insistent également sur la nécessité que la future loi prévoie une clause de conscience explicite pour les deux professions, ainsi que des garanties assurant leur sécurité juridique et une définition claire de leurs responsabilités dans le cadre d'une éventuelle procédure d'aide à mourir.