Revalorisation annoncée des astreintes pour les personnels hospitalo-universitaires

Les personnels hospitalo-universitaires auront (peut-être) le sentiment d'avoir été entendus.

S'estimant oubliés de la réforme des astreintes, les hospitalo-universitaires ont œuvré pour que leur rémunération soit revalorisée.

Si le “syndicat des hospitalo-universitaires (le SHU) salue l’annonce ministérielle visant à mieux reconnaître les astreintes des personnels hospitalo‑universitaires”, dans son communiqué du 13 avril, il pointe néanmoins ce qui n'a pas encore été traité.

En déplacement au CHU d'Orléans, la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées a annoncé, ce 10 avril, l’adaptation de la réforme des astreintes hospitalières afin de mieux prendre en compte la spécificité des personnels hospitalo-universitaires (HU). Concrètement, le plafond d’indemnisation des astreintes, initialement fixé à 280 euros, sera porté jusqu’à 500 euros pour les personnels hospitalo-universitaires, afin de mieux valoriser les astreintes les plus contraintes et les plus sollicitées. Pour rappel, les personnels hospitalo-universitaires ne peuvent pas bénéficier du temps de travail additionnel ni du compte épargne temps et en cas de déplacement lors d’une astreinte, ils ne disposent ainsi que de la récupération. À cet égard, le SHU souligne qu'un “un dispositif permettant de comptabiliser le temps de travail effectif réalisé durant l’astreinte de nuit et de week‑end reste en suspens, notamment pour la possibilité de récupération ou de revalorisation”.

Cette majoration sera déterminée par les directeurs généraux des CHU, sur proposition des instances médicales, en fonction de la fréquence et de la durée des déplacements réalisés pendant les astreintes. Il s’agit d’un dispositif souple, adaptable aux réalités locales de chaque établissement.

Les CHU bénéficieront d'une compensation financière versée en 2026 qui s'inscrit dans une enveloppe supplémentaire de 18,4 millions d’euros en année pleine. Un arrêté actualisé ainsi qu’une instruction ministérielle seront prochainement diffusés pour permettre la mise en œuvre de ces mesures. Là encore, le syndicat s'inquiète du “risque de disparités entre CHU du fait d’une application locale du dispositif, ainsi que sur l’absence de rétroactivité”. 

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