Qu'il s'agisse du secteur sanitaire ou des établissements accueillant des personnes âgées, l'alimentation “joue un rôle essentiel : santé et bien-être des convives, prévention et lutte contre la dénutrition, accompagnement du parcours de soin, satisfaction des résidents et des patients, valorisation du personnel...” assorti de contraintes importantes.
Deux guides, élaborés par le Conseil national de la restauration collective, sont disponibles pour aider les établissements concernés en proposant des “leviers concrets et progressifs”.
Ces secteurs représentent une part importante (38%) de gestion concédée et sont soumis à la loi dite “loi EGalim” introduisant l'obligation d'atteindre au 1er janvier 2022 une part au moins égale, en valeur, à 50% de produits durables et de qualité (tels que définis les repas servis en restauration collective rendant un service public. Le segment « Santé » (hôpitaux et cliniques) est un des segments pour lequel la marge de progression est la plus importante, ce qui n'est guère étonnant au regard des taux : pour les « Hôpitaux », les taux sont de 4.1% pour le « Bio » et 16.8% « EGalim », et sensiblement proches pour les EHPAD (4% et 16%).
Ainsi, adopter une stratégie globale de l’alimentation tout en sanctuarisant son budget, avec un budget minimal, constituent le point de départ permettant de mettre en œuvre un projet et un plan d'action.
Ces guides sont accompagnés d'un “clausier marchés publics", véritable outil qui propose des clauses juridiques prêtes à l’emploi pour intégrer des produits durables et de qualité dans les marchés publics des établissements, qu’il s’agisse d’achats de denrées alimentaires ou de prestations de restauration collective. Il permet de traduire concrètement les objectifs de la loi EGalim dans les achats, tout en sécurisant les démarches au regard du droit de la commande publique.