“Selon l’enquête que la DREES a consacré aux urgences en 2023, 32 % des services des urgences autorisent systématiquement la présence d’un accompagnant, 64 % ne l’autorisent qu’à titre exceptionnel et 4 % l’interdisent. Les patients, confrontés à cette diversité des pratiques en matière d’accompagnement, ont longtemps manqué de repères clairs.”
Ce constat vient d’amener Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, à signer une charte d’engagement commun pour reconnaître le rôle essentiel des accompagnants aux urgences.
"Des engagements réciproques pour un accompagnement de qualité
La charte reconnaît le rôle essentiel de l’accompagnant du patient aux urgences, dans le respect des contraintes organisationnelles propres à ces services. Le principe : chaque patient peut être accompagné par une personne de son choix(proche, personne de confiance, aidant…), sous réserve des contraintes de sécurité et d’organisation du service ou des soins.
La charte souligne plus particulièrement la priorité donnée à l’accompagnement de certains patients parmi les plus vulnérables (enfants, personnes âgées, personnes en situation de handicap, personnes en fin de vie…).
La charte repose sur des engagements réciproques :
En cas de difficulté, la charte invite au dialogue avec l’équipe de soins et permet de rappeler les droits des personnes en matière de recours.
Une mise en œuvre ambitieuse et des perspectives engageantes
D’ici la fin de l’année 2026, tous les services d’urgence seront invités à :