Les clauses de non-concurrence des praticiens portent atteinte à la liberté d'entreprendre

Très rapidement après la parution des décrets du 5 février 2022 rénovant le statut des personnels médicaux, le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) annonçait sa volonté de contester deux dispositions relatives à deux clauses de non-concurrence (voir notre veille du 09/05/2022) :

  • la première permet aux directeurs d'imposer une clause de non-concurrence en cas de cessation définitive ou temporaire des fonctions
  • la seconde vise les praticiens qui exercent à temps partiel et ont une activité libérale

Le CNOM a saisi le Conseil d'État, en soulignant l'imprécision des textes et le pouvoir discrétionnaire accordé au directeur. Dans deux décisions n°462977 et 462978 du 28 septembre 2022, le CE a admis que ces questions présentaient un caractère sérieux. Il a retenu que ces dispositions « portent atteinte à la liberté d’entreprendre et sont entachées d’incompétence négative affectant par elle-même la liberté d’entreprendre ».

Le Conseil constitutionnel doit prochainement les examiner dans le cas d'une question prioritaire de constitutionnalité.

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