Lutte contre les dérives sectaires : évolution des missions de la Miviludes et création de VigiRep

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a été instituée par le décret n°2002-1392 du 28 novembre 2002 qui en a confié la direction au secrétaire général du comité interministériel pour la prévention de la délinquance et de la radicalisation (voir notre fiche “La lutte contre les dérives sectaires”). 

Plusieurs de ses missions essentielles ont été élargies et renforcées par le décret n° 2026-949 du 13 octobre 2026, notamment aux « nouvelles formes de dérives sectaires », et plus spécifiquement en milieu scolaire.

Le décret renforce par ailleurs la coopération avec les associations accompagnant les victimes et élargit la coopération internationale à l’ensemble du Gouvernement. La MIVILUDES est désormais tenue de remettre au Premier ministre un rapport annuel d’activité rendu public. Elle peut également recueillir des témoignages de victimes ou de tiers, ainsi que des signalements et des informations concernant l’existence ou le risque de dérives sectaires, dans le respect de l’anonymisation des personnes concernées. Enfin, le décret renforce son action territoriale en lui permettant d’être informée, sous réserve de l’accord du maire, des travaux des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance relatifs à la lutte contre les dérives sectaires, et précise que son intervention s’étend à l’ensemble du territoire national.

S’agissant du décret n°2026-950 du 13 octobre 2026, il vient créer une délégation à la prévention de la délinquance, de la radicalisation, de vigilance de lutte contre les dérives sectaires (VigiRep) auprès du ministre de l’Intérieur. La délégation VigiRep est notamment chargée d’élaborer, de coordonner et d’animer les politiques publiques de prévention de la délinquance et de la radicalisation, ainsi que de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Elle veille à la prise en charge des mineurs de retour de zones d’opérations de groupements terroristes et coordonne les actions de communication, de formation, de recherche et d’évaluation dans ces domaines. Elle assure également la coordination des communications visant à promouvoir les valeurs de la République et veille à la cohérence des positions françaises au niveau européen et international. Enfin, elle prépare le rapport au Parlement relatif à ces politiques.